Après un hiver passé à surfer en Méditerranée (quand je dis “surfer” il faut comprendre “essayer de surfer”), je me rends à l’évidence : pour progresser il me faut un stage intensif. Départ pour Les Landes en famille, direction Seignosse… 

Si vous n’avez pas lu l’épisode précédent, vous pouvez commencer là : Épisode 1 (mais c’est comme vous voulez).

Seignosse, j’adore !!!

Nous quittons donc le flot de touristes et les plages varoises surpeuplées direction l’océan. J’ai trouvé une loc qui à l’air bien sympa dans le bourg à 2 minutes de chez nos amis (eux ont quitté Paris et leur boulot d’ingénieur pour s’installer près des vagues).

Seignosse, j’adore. Mais au début, il faut s’habituer. Il y a en effet quelques petites choses que l’on trouve difficilement dans le Var en été : des commerçants sympas, de l’air frais, de la place pour se garer, les gens vont bosser en longboard (ok, pas tous mais on dirait)… Et je suis sûre que quand tu t’installes à Seignosse, la municipalité t’offre un Combi VW en guise de cadeau de bienvenue : y’en a partout !

Je commence à regarder les prix des maisons. Bon, ça me calme : c’est pas donné. Et puis ma copine Stéphanie (varoise aussi) me précise que pour moi qui n’aime pas la pluie, ici il flotte quand même 9 mois par an…
Mais c’est pas grave. Je me sens déjà chez moi. Je pourrais bosser chez Rip Curl, surfer toute l’année et… enfin progresser.

Super motivée

C’est parti pour une semaine de stage. Je suis super motivée.

Authentic-Surf-School-Seignosse
Mon chéri loue une planche, nous on s’inscrit à l’école de surf.
Je me garde bien de dire que ça fait 9 mois que je pratique. Vu mon niveau, je préfère rester humble. Au mieux, le prof me trouvera super douée, au pire j’évite le ridicule. Enfin pas complètement. Parce qu’avec mon lycra rouge aux couleurs de l’école par dessus ma combi, je ne ressemble pas exactement à Alana Blanchard.
Je prends ma planche (en mousse) et j’écoute bien sagement tous les conseils (je flippe un peu des baïnes, en fait). Quelques échauffements plus tard vient le moment tant redouté du take-off sur le sable…

Le drame du genou qui traîne

Bien, nous y voilà. Au moment où j’écris, ça fait plus de 5 ans que je pratique le surf et je n’arrive toujours pas à faire un take-off qui ressemble à quelque chose. Mais cette première journée de stage fût particulièrement pitoyable.

Donc nous sommes tous allongés sur le ventre et hop ! Tout le monde se lève dans la position du surfeur nickel… sauf moi.
Je ne sais pas ce qui se passe mais sur le sable, ça doit être psychologique : j’y arrive encore moins que sur l’eau. Y’a rien à faire, j’ai un genou qui traîne.

nulle en surf à seignosse

Notre intello…

“Ça y est on l’a notre intello ! On en a toujours un par stage qui peut pas s’empêcher de réfléchir. Alors, qu’est-ce que tu fais dans la vie ? informaticienne ? prof ?” (Je précise que Authentique École de Surf est l’école la plus cool de toute la côte landaise. Ils sont super sympas, vraiment, d’ailleurs j’y retourne tous les ans).
Dans mon état normal, j’aurais plutôt fait une réponse piquante, mais à ce moment précis, je ne sais pas pourquoi, je sur-investis et je suis super vexée !

N’empêche, que j’y repense souvent. Et que mes take-off les moins lamentables sont ceux où je me déconnecte le cerveau.

Bref, ce soir-là, à l’apéro chez nos copains, j’étais d’humeur moyenne. Et NON, je ne me mettrai pas au bodyboard.

Pin It on Pinterest

Share This

Partager ?

C'est par ici !