Revenue des Landes et pas mal de choses à raconter…
Tout commence par “le retour de la planche en mousse” et en vert fluo, cette fois-ci ! Comme si, d’année en année, mon école de surf chérie me réservait des boards de plus en plus larges et de plus en plus moches…

Comme chaque été maintenant, nous nous expatrions, avides de vagues, pour quelques jours dans les Landes. Mais ce séjour s’est avéré être un peu spécial…
D’abord, nous sommes partis sans l’ado, qui a désormais 15 ans, n’aime toujours pas le surf et n’a pas voulu accompagner ses “vieux hippies” de parents. Et, oui, c’est bien comme ça qu’il nous voit et qu’il nous appelle, d’ailleurs. Personnellement, ça me fait plutôt rigoler.

Leçon d’humilité…

On quitte le Var, il fait 42°. On arrive à Seignosse, il fait 15°, il y a du vent et il pleut. Les vagues ne sont ni trop grosses ni trop petites, elles sont juste toutes pourries. Mais, c’est certainement pas ça qui va m’arrêter.
Bref, je file à l’école de surf  et je m’inscris pour 5 cours. Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige : j’irai à l’eau !

Et ça tombe bien, juste au moment où j’arrive une session se prépare. Je saute dans ma combi et je demande, candide : “Quelle planche je prends ?”.
Ok. Je m’attendais à une planche en mousse mais pitié, pas celle-là !! D’abord, elle est verte fluo, et puis c’est pas une planche, c’est une barque : elle fait 1m20 de large (au moins) :/

Je dois faire une drôle de tête parce que mon gentil moniteur me dit : “c’est la reprise, c’est mieux une planche avec une bonne flottaison.” Je réponds que c’est pas vraiment “une reprise” mais que bon, on va considérer que c’est “une reprise avec l’océan”.
C’est quand même étrange ce phénomène, chaque année j’ai l’impression qu’ils m’en donnent une plus grande. Ça m’angoisse un peu.

Je mets mon T-Shirt rouge et je pars à l’eau.

Bonjour ! Euh… non, pas celle-là. Merci.

Je voulais des petites vagues, je suis gâtée ! Il n’y en a presque pas du tout.
– “Bonjour ! Quelle board je prends aujourd’hui ?
– Prends la verte. Tu étais bien hier, avec la verte ?”

Il faut que je vous dise que je suis le genre de fille qui n’aime pas faire sa pénible (sauf avec mon mari). C’est donc un gros effort pour moi de dire :
– “Heu… non. Non, merci. En fait, je suis venue faire du surf pas du bateau (petit sourire contrit). J’en veux bien une en mousse normale. Je pense que ça va aller.
– Ha ? T’es sûre ?
– Oui, oui. C’est pas pour faire ma snob, mais ta planche verte, elle est tellement gentille qu’elle pardonne tout. Du coup, si je la garde, dans une semaine j’aurai régressé.”
Et là, pas peu fière, on m’attribue une planche (en mousse) avec écrit “PERF” dessus.

Le 12 août 2017

– “Bonjour ! ….”
(Plus de planche.)
– “Euh.. bonjour, il n’y a plus de planche. Du coup, je prends… laquelle ?
– Tu te débrouilles bien, toi, prends la Bic en dur là-bas.”
Là, je sens bien que c’est le compliment du siècle et que surtout il n’y a plus d’autres. Je profite donc de ce moment de grâce pour oser un : “En fait, moi, mon objectif, cette semaine, c’est d’améliorer mon take-off. Tu sais, j’ai toujours un genou qui traîne… On peut voir ça ensemble ?”.

Et, là, je dois rendre hommage à mes 2 sauveurs : Mika et Nicolas (qui est aussi – je le découvre – le coach de Justine Dupont) qui ont pris le temps de me regarder plusieurs fois faire mon take-off de crapaud et qui m’ont chacun trouvé une 1/2 solution (ce qui fait LA solution) pour ne plus poser ce misérable genou.
Il m’aura quand même fallu 5 ans pour y arriver, ce qui paraît un peu dingue quand même. Mais au fil du temps, j’avais fini par croire que c’était une impossibilité physique due à mon opération des vertèbres. Mais non, pas du tout ! En fait, je suis juste super empotée.

 

J’avais pourtant développé un très original “posé de genou / retournement de pied” qui, malheureusement, même effectué avec une extrême habileté ne me permettait pas de me lever suffisamment rapidement pour espérer prendre une vague avant d’être plus ou moins en bas voire sur le plat.
Ce qui compromettait considérablement ma frénétique progression 😉

Autant vous dire que je suis arrivée au petit snack de plage après ma session en dansant.

Et comme je suis bien sage, je fais les exercices prescrits par Nicolas, soit 5 take-off dans mon salon tout les matins. Ce qui m’a valu de me faire aujourd’hui, une déchirure musculaire du grand fessier toute seule comme une grande, sur le carrelage.

Et oui, on se refait pas !

Petite précision : les planches en mousse, c’est pas que pour les nuls 😉

Et, vous, il ressemble à quoi votre take-off ? Si vous posez le genou, je peux vous donner mon secret…

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