5 ans maintenant que j’ai débuté le surf. J’avais donc 38 ans à l’époque, pas le profil d’une sportive de haut niveau et je sortais d’une opération des vertèbres.
Mais c’était un vieux rêve : je devais me mettre au surf avant qu’il ne soit trop tard. J’étais faite pour ça…

Ça va être super bien

Je commence bien sûr par quelques recherches sur le web en tapotant “commencer le surf à 40 ans” ou “le meilleur âge pour débuter le surf”, j’en parle aussi un peu autour de moi et là je me rends vite compte que le meilleur âge c’est 6 ans et que malgré ma motivation, les choses s’annoncent plus compliquées que je ne l’avais envisagé.
Pragmatique, je double mes heures de Pilates pendant 6 mois (préparation physique obligatoire), je cherche un cours de surf près de chez moi – dans le Var, c’était pas gagné – que je trouve, et j’embarque de force mon fils, 9 ans à ce moment-là et pas vraiment motivé, en argumentant qu’une activité ensemble ça va être SUPER bien !
Bien sûr mon chéri se joint à nous, à la différence que lui c’est un sportif, un vrai.

On est en septembre, l’eau est encore chaude, les journées sont longues… Le surf en famille, ça va être le pur bonheur.

Nulle en surf à Brutal Beach - Six Fours

Non, pas la vieille, elle va nous faire perdre

Assez rapidement, la réalité me rattrape… Mon chéri progresse de façon fulgurante pendant que mes nouveaux amis – mon groupe est essentiellement composé d’ados sur-motivés de 12 à 14 ans – refusent de faire équipe avec moi lors des différents exercices, genre course de relais à la rame (non, pas la vieille, elle va nous faire perdre ! ).
Quant à mon fils, il fait la gueule sur sa planche.

On est en décembre, on se gèle et je découvre les effets de l’hypothermie.

C’est pas grave, je fais du sport

Le truc en Méditerranée, c’est qu’il a rarement des vagues parfaites. Ce sont souvent des vagues de vent et c’est en général l’hiver parce que l’été l’anticyclone des Açores s’installe en même temps que les touristes. Donc pour faire court, quand il y a des vagues, il fait rarement beau et comme les très bonnes conditions sont rares, en plus c’est la guerre au pic…
Conclusion, comme je tente d’être fair-play et des respecter les priorités (je n’ai pas trop le niveau pour faire autrement), je ne compte plus les sessions où je termine au bord dans les mousses: là, au moins, je ne gène personne.

Bon, OK… ça ne ressemble pas exactement à ce dont j’avais rêvé. Mais j’ai ma consolation : je suis super courageuse ET je fais du sport !

Et puis, j’ai un objectif : l’été suivant , on part dans Les Landes. J’ai pas le choix, faut que je sois au niveau…

À suivre…

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